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10 février 2021

2020 : neuf millions de repas pour des personnes touchées par la pauvreté

L'an dernier, Table Suisse a collecté 4134 tonnes de denrées irréprochable mais invendables et les a redistribuées à plus de 500 institutions sociales de Suisse. Plus de neuf millions de repas ont ainsi pu être servis avec des aliments qui, sans Table Suisse, auraient fini à la poubelle.

En 2020, Table Suisse a récupéré 4134 tonnes de denrées excédentaires d’une qualité irréprochable, un chiffre en hausse de 314 tonnes en comparaison annuelle (+8%). Si la majorité des aliments a été donnée par le commerce de détail, l’industrie a elle aussi contribué à cette croissance. Concrètement, ces 4134 tonnes représentent plus de neuf millions de repas pour des personnes dans le besoin.

Table Suisse et le coronavirus
La crise du coronavirus a affecté le quotidien de Table Suisse de diverses façons. La fondation n’a jamais interrompu son activité – même pendant le confinement, durant lequel le commerce de détail a pu donner nettement moins de produits frais excédentaires. Dans le sillage du confinement en effet, la population a mangé plus souvent à la maison et a fait des réserves de provisions, sans compter que le tourisme d’achat dans les pays voisins a été interrompu. Ces diminutions ont toutefois été plus que compensées par l'apparition de nouveaux donateurs de marchandises et par l'expansion du réseau de succursales. La croissance a également été possible grâce à davantage de campagnes de collecte d’aliments dans le commerce de détail ainsi qu’à des dons de marchandises importants, principalement saisonniers, en provenance de l'industrie. Enfin, les dons d’aliments de l’hôtellerie-gastronomie ont eux aussi été plus nombreux que les autres années.

Demande d’aliments en hausse, expansion des capacités
Avec la pandémie, la demande d’aliments a sensiblement augmenté. Car si certaines soupes populaires ont provisoirement dû fermer leurs portes, de nouveaux centres de distribution temporaires ont été créés et des institutions ont mis en place des concepts de repas à emporter. Depuis le début de la crise du coronavirus, Table Suisse a ajouté plusieurs nouveaux centres de distribution à son programme et a étoffé ses tournées. Les collaborateurs de Table Suisse doivent faire preuve d’une belle flexibilité pour s'adapter en permanence aux nouvelles situations et pour planifier de manière optimale les quantités de marchandises, les volontaires nécessaires et les itinéraires.

Le nombre croissant d’échanges de marchandises avec d'autres organisations alimentaires sociales et l'expansion des capacités d’entreposage ont bien aidé à cet égard.

« Pour nous non plus, l’année n’a pas été facile. Mais au bout du compte, nous sommes heureux d'avoir reçu autant de dons de marchandises et d'avoir ainsi pu aider rapidement et efficacement encore plus de personnes dans le besoin », déclare Michele Hostettler, directeur ad interim de Table Suisse.

Une portée significative
Distribuer des aliments qui, sinon, seraient détruits – ce concept aide chaque année des milliers de personnes touchées par la pauvreté. Table Suisse livre gratuitement des marchandises à environ 500 institutions sociales (soupes populaires, centres d’hébergement d’urgence, centres pour réfugiés, etc.) qui préparent ensuite des repas et à des centres de distribution où les personnes dans le besoin peuvent faire leurs courses gratuitement et ainsi soulager leur budget serré. Le concept de Table Suisse est à la fois très simple et efficace. La logistique nécessaire, en revanche, est complexe et coûteuse. De ce fait, Table Suisse dépend de chaque don.

2020 en quelques chiffres

  • En 2019, Table Suisse a collecté environ 4134 tonnes de denrées d’une qualité irréprochable, mais qui ne pouvaient plus être vendues.
  • La valeur des marchandises récoltées atteint quelque 27 millions de francs.
  • Table Suisse a employé 17 personnes dans le cadre de projets de réinsertion.
  • Environ 70 bénévoles ont donné de leur temps à Table Suisse – un recul d’environ 15% par rapport à 2019, en raison des restrictions imposées par le coronavirus et des groupes à risque à protéger.